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"Police"

Projection du film "Police" d'Anne Fontaine le mardi 22 septembre 2020 à 20h30 et le mercredi 23 septembre 2020 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Après la coupure brutale, en mars dernier, qui ne nous a pas permis de vous accueillir pour une fin de saison prometteuse, nous sommes heureux de pouvoir lancer la nouvelle saison ciné 2020-2021 !
Aidés de nos partenaires historiques, la FRMJC - circuit des Tourneurs de Côte d'Or et la Ville de Chenôve, nous espérons vous offrir une programmation riche et diversifiée, dans un contexte sécurisant.

Voici les modalités pratiques pour vous accompagner au mieux :

  • Le port du masque (à partir de 11 ans) est obligatoire pendant vos déplacements et pendant la projection du film (nous en mettons en vente le cas échéant au tarif de 50 cts pièce),
  • Pas d'échange « de main en main » en billetterie,
  • Un aménagement des sens de circulation est mis en place,
  • La jauge de la salle sera réduite. Les familles et groupes constitués peuvent être réunis dans la salle.
  • Un siège vide séparera les individus ou les groupes entre eux,
  • En raison de la jauge réduite, les réservations sont vivement conseillées. Nous ne pourrons dépasser le nombre défini. Contactez-nous au préalable au 03 80 52 18 64.


    Fiche du film :
    Thriller, drame français réalisé par Anne Fontaine
    Avec Omar Sy, Virginie Efira, Grégory Gadebois, Payman Moaadi
    Durée : 1h39 min

    L'histoire :
    Virginie, Erik et Aristide, trois flics parisiens, se voient obligés d'accepter une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Sur le chemin de l'aéroport, Virginie comprend que leur prisonnier risque la mort s'il rentre dans son pays. Face à cet insoutenable cas de conscience, elle cherche à convaincre ses collègues de le laisser s'échapper.

    Quelques anecdotes sur le film :

    Un roman cinématographique


    Police est l'adaptation du roman du même nom écrit par Hugo Boris et paru en août 2016 chez Grasset. C'est le producteur Jean-Louis Livi qui a fait découvrir ce livre à Anne Fontaine, laquelle a tout de suite été happée par la trajectoire de ces policiers lambda confrontés à leur propre vérité, au cours d'une mission pour laquelle ils n'ont pas été formés.
    La réalisatrice explique : "J'ai eu envie de suivre leur cheminement intérieur, partager leurs questionnements. Comment réagirait-on à leur place si on nous ordonnait de renvoyer un demandeur d'asile dans son pays ? Comme le lecteur du roman, le spectateur devait pouvoir naviguer avec ses propres interrogations sur la transgression, la désobéissance..."

    Travail de documentation


    Au moment de l'écriture, Anne Fontaine a rencontré plusieurs policiers, dont Yann Despouy, un commissaire qui l'a emmenée dans la salle d'armes et lui a appris à tirer. Elle a également passé du temps dans des commissariats et rencontré d'autres policiers, dont des gens de la police des frontières. La cinéaste se rappelle :
    "Des hommes mais aussi des femmes - elles sont désormais très nombreuses dans la police, entre 30 à 40% des effectifs. J'ai vu des êtres humains parfois très complexes, d'autres plus simples, des gens, en tous cas, qui n'avaient rien à voir avec tous les a priori qui circulent. Ça a été un travail essentiel pour préciser les personnages, crédibiliser leurs actions et rendre la véracité de cette profession. J'ai retrouvé certains de mes interlocuteurs au moment de la préparation, pour qu'ils enseignent les bons gestes aux acteurs, et d'autres sur le tournage : pour jouer les scènes d'interrogatoire au centre de rétention à Vincennes et l'interpellation à Roissy, j'avais besoin de « pros »."

    Rencontre d'un réfugié


    Toujours dans cette optique de documentation, Anne Fontaine a fait la connaissance d'un réfugié à Vincennes, une semaine avant son départ. Ce dernier a confié à la réalisatrice avoir une femme et un bébé qui venait de naître. Elle se souvient :
    "« Je vais vous trouver un avocat », lui ai-je dit. Les trois policiers qui assistaient à l'entrevue, dont l'un, une sorte d'Erik, m'est tombé dessus : « Attendez !, m'a-t-il dit. Vous ne croyez quand même pas ce qu'il vous raconte ? ». Je sentais ses deux collègues mal à l'aise : eux se posaient manifestement des questions. Qui croire...? C'était peut-être une histoire achetée dix-neuf euros à Barbès comme le dit le personnage d'Aristide. Ou peut-être la vérité. C'était impressionnant et, quoiqu'il en soit, il s'agissait clairement de quelqu'un qui allait droit vers la pire misère."

    Avis de la presse :


  • "Si elle rend compte de la difficulté du métier – sans prendre parti –, la cinéaste se concentre davantage sur les histoires personnelles et les failles de ces policiers, en filmant par exemple la même scène sous trois angles différents pour démontrer toute la complexité de l'âme." (CNews - La Rédaction)

  • "Anne Fontaine, cinéaste à la carrière en dents de scie, offre un mélange de Rashomon et de La Dernière Corvée. Il y a du Simenon. On frôle les abîmes de l'être humain." (Le Figaro - Eric Neuhoff)

  • "Surprenant au début, le procédé séduit, évitant le montage champ­contrechamp toujours un peu factice au profit d'un filmage fluide, magistralement conduit et éclairé par Yves Angelo, sublimant la nuit parisienne." (Le Monde - Philippe Ridet)

  • "Au fond, « Police » est quoi ? Une fable ? Un puzzle ? Un exercice de civisme ? Un mélo à l'ancienne ? A bien y regarder, c'est un retour aux sources, pour Anne Fontaine : voyage au bout de la nuit, tout au bout." (Le Nouvel Observateur - François Forestier)

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